"Main basse sur l'école publique",
Dans une livre paru aux éditions Démopolis, Eddy Khaldi, enseignant et Muriel Fitoussi, journaliste, dénoncent les manœuvres de l'actuel ministre de l'Education nationale pour « saper les bases de l'école publique Républicaine ».
Leur livre, "Main basse sur l'école publique", est très étayé.
Pour affaiblir l'école publique on commence à faire des économies : deux heures d'enseignement ont ainsi été supprimées cette année dans le primaire (le samedi matin). Ca tombe bien, ça arrange aussi les enseignants et les parents ! Donc silence, ça passe en douce.
Suppression également de 11.200 postes d'enseignants dans l'Education nationale (13.500 prévus l'an prochain). Détail rarement souligné, mais relevé par nos auteurs (pages 69 et 78) : le gouvernement a ôté, en proportion, moins de postes dans le privé (les enseignants des écoles sous contrat sont payés par l'Etat), que dans le secteur public. Des écoles qui ont la côte auprès de sparents, plus on démantèle le secteur public, plus le privé devient attractif et puis petit coup de pouce : la loi sur la décentralisation du 13 août 2004 "impose aux communes de contribuer aux frais de scolarité des élèves qui résident sur leur territoire et sont inscrits dans une école privée située sur une autre commune".
Autre concession de taille à la droite la plus réactionnaire : la suppression des IUFM
Enseigner devient le seul métier qui ne nécessite pas de formation !
Sans parler de l’aménagement de la carte scolaire qui crée la compétition et la ségrégation entre établissements
A lire de toute urgence pour ouvrir les yeux
"Main basse sur l'école publique" par Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi (Demopolis, 20 euros).